les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse

Après 1975 - La Movida ?

Pilar Albarracín, Pedro Almodóvar, Daniel G. Andújar, Miquel Barceló, Antoni Clavé, Alberto García-Alix, El Hortelano, Ouka Leele, Néstor Sanmiguel Diest, Miguel Trillo
Du 12 décembre 2019 au 22 février 2020
 
Le Majorat, Villeneuve-Tolosane (31)
Vernissage le mercredi 11 décembre à 18h30
Pilar ALBARRACÍN, “Visceras por tanguillos”, 2016. Epreuve chromogène contrecollée sur Dibond. 187 x 125 cm. Courtesy Galerie GP & N Vallois © Adagp, Paris

L’exposition des Abattoirs à Toulouse Picasso et l’exil. revenait sur la période douloureuse de la guerre d’Espagne, l’instauration de la dictature et l’exode massif qu’elle a entraîné (la Retirada). L’exposition au Majorat s’intéresse aux phénomènes artistiques, musicaux et cinématographiques survenus après 1975, année de la mort du Général Franco, marquant le début de la transition démocratique.

Même si dans le monde culturel, des changements avaient été initiés avant cette date, 1975 est un jalon historique important.  C’est durant cette période que surgit à Madrid l’effervescente « Movida », mouvement de liberté et de transgression. Les premiers films de Pedro Almodóvar et les tubes musicaux de l’époque s’inscrivent dans les esthétiques pop, punk et rock n’roll. Dans un état d’esprit décomplexé et provocateur, la Movida crée un nouvel art de vivre en rupture avec l’ordre moral de l’Espagne franquiste.

Grâce à un prêt exceptionnel du Centre d’art 2 de Mayo de Madrid, l’exposition présente les grands photographes de la Movida : Alberto García-Alix, Ouka Leele et Miguel Trillo qui font le portrait d’une génération et d’un pays en transformation. On y perçoit à la fois l’exaltation d’une liberté retrouvée et la désillusion déjà perceptible dans l’Europe en crise des années 1980.
Quant aux peintres Miquel Barceló, Antoni Clavé et El Hortelano, ils mobilisent différents modes d’expression pour exprimer une individualité, ou pour croiser une réflexion entre esthétique et politique. À Madrid ou dans d’autres pôles comme Barcelone ou Valence, les initiatives artistiques de la scène des années 1970 et 1980 sont révélatrices d’une énergie propre à rompre les barrières de l’isolement du pays.
Dans la continuité, des artistes contemporains de la scène espagnole, notamment Pilar Albarracín et Néstor Sanmiguel Diest, s’emparent des questions culturelles et identitaires d’un pays dont l’héritage politique pèse toujours. Pour évoquer la complexe période de transition démocratique, l’artiste Daniel Andújar s’attache au destin du tableau Guernica (1937) de Picasso, à sa diffusion massive et à son message de paix. L’œuvre arrive en 1981 en Espagne, selon les volontés du peintre : "quand les libertés publiques seraient rétablies".

Cette exposition réunit des œuvres et des documents des collections des Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse, du Centre d’Art 2 de Mayo de Madrid et de la Cinémathèque de Toulouse.


Dans le cadre de RETIRADA 2019 / Je suis né étranger,
programme de la région Occitanie.